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Les deux-roues comprennent les vélos et, lorsqu’ils sont équipés d’un moteur, les motos et les scooters. Permettant d’éviter en partie les embouteillages et les problèmes de stationnement, ils facilitent les déplacements en ville. Mais seuls les vélos constituent un moyen de transport silencieux et écologique.
DRAISIENNE ET VÉLOCIPÈDE
Le premier à avoir l’idée du deux-roues en Europe semble être Léonard de Vinci, au début du xvie siècle. Mais la réalisation des premiers engins date de la fin du xixe siècle, lorsque les villes se développent.
C’est peut-être un Français, le comte de Sivrac, qui aurait mis au point vers 1790 un célérifère, une sorte de vélo sans pédales ni guidon que l’on fait avancer en poussant de chaque côté avec les pieds. Mais l’existence du célérifère est très contestée par la majorité des historiens des sciences et techniques.
En fait, le premier véritable vélo dont l’histoire a gardé la trace est celui du baron allemand Drais von Sauerbronn : c’est la draisienne (appelée vélocipède en France), mise au point en 1817 et pourvue d’un guidon. Il faut cependant attendre 1861 pour que les Français Pierre et Ernest Michaud aient l’idée d’ajouter des pédales à l’ensemble.
GRAND BI ET VÉLO
Reste à rendre l’engin un peu plus rapide. Les pédales du vélocipède étant fixées à la roue avant, chaque tour de pédale correspond à un tour de roue (ce qui limite considérablement la vitesse) : les ingénieurs ont alors l’idée d’augmenter le diamètre de la roue avant, tout en diminuant le diamètre de la roue arrière. Ainsi naît le grand bi, plus rapide, mais plutôt dangereux.
Les pneus et le cadre se perfectionnent, améliorant le confort et la vitesse des cyclistes. Dans les années 1880-1890, l’invention de la chaîne et du changement de vitesse permet de ramener la roue avant à un diamètre raisonnable, égal à celui de la roue arrière. Le dérailleur est inventé au début du xxe siècle, tandis que de nombreux équipements apparaissent (freins, phares, etc.) : le vélo moderne est né.
Parallèlement se développent dès les années 1870 des courses où s’affrontent les pionniers de la « petite reine » (appellation imagée de la bicyclette). Les premières grandes épreuves cyclistes naissent dans les années 1890. Elles constituent un grand champ d’expérimentation pour les fabricants, qui en profitent pour tester leurs nouvelles inventions.
UN MOYEN DE TRANSPORT ALTERNATIF, ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE
Très populaire au début du xxe siècle (une version pliante équipe même les soldats de la Première Guerre mondiale), le vélo reste un moyen de transport essentiel jusque dans les années 1950, lorsque l’automobile, plus accessible, se popularise. Dans les années 1970, la bicyclette revient à l’honneur pour faire face à la pénurie d’essence (chocs pétroliers de 1973 et 1979) et pour répondre aux premières préoccupations écologiques liées à la pollution atmosphérique.
Le vélo s’impose ainsi en ville comme une alternative possible à l’automobile, à la fois écologique et économique. Aujourd’hui, les municipalités, qui désirent lutter contre la pollution atmosphérique et les embouteillages, tentent de développer l’usage du vélo en construisant des pistes cyclables.
DEUX ROUES ET UN MOTEUR
L’idée de mettre un moteur sur un vélo date de 1869, lorsque le Français Louis Perrault invente le « vélocipède à vapeur ». Mais c’est un échec total, le moteur à vapeur étant trop lourd pour ce type d’engin.
Dans les années 1880, l’Allemand Gottlieb Daimler parvient à fabriquer un moteur à combustion interne, plus puissant et plus léger qu’un moteur à vapeur, et à l’adapter à une sorte de vélo : c’est l’ancêtre de la voiture, mais c’est aussi la première véritable motocyclette.
L’idée est reprise par différents constructeurs, qui se lancent dans l’aventure, concevant de très nombreux modèles : le succès est immédiat, notamment aux États-Unis (avec Harley-Davidson) et en Allemagne (avec BMW).
Après la Seconde Guerre mondiale, les motos, plus puissantes et plus fiables, séduisent un large public, en particulier parmi la jeunesse. Parallèlement naît le scooter, de l’imagination de l’Italien Enrico Piaggio, qui désire proposer aux habitants des villes un véhicule plus citadin et plus facile à conduire.
La moto, symbole pour certains jeunes de révolte et de liberté, souffre quelque peu dans les années 1950-1960 de la concurrence de l’automobile d’une part, et de l’image de délinquance véhiculée par les « blousons noirs » d’autre part. Elle revient à l’honneur sous une forme assagie dans les années 1990, pour remédier aux problèmes de circulation et de stationnement dans les grandes villes.
L’AVENIR DU DEUX-ROUES
Dans les villes saturées de circulation automobile, le deux-roues apparaît comme une solution pratique. Dans les grandes villes en particulier, le trafic des motos, des scooters et des vélos ne cesse de croître.
Il reste cependant à mieux intégrer ces modes de transport fragiles dans une circulation souvent rapide et dangereuse. Certaines municipalités ont commencé à équiper les villes de couloirs protégés pour les vélos, et à promouvoir les équipements de sécurité (port du casque, éclairage adapté, campagnes de prévention, etc.).
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